Les Présidents de la FEDMED remettent en main propre une lettre à Xavier Bertrand
Les présidents de départements de la Fédération Méditerranéenne FSPF
A Monsieur XAVIER BERTRAND, MINISTRE DU TRAVAIL ET DE LA SANTE,
Monsieur LE MINISTRE,
A l'occasion du colloque « une année ensemble, au service de la santé », nous vous souhaitons bienvenue dans le Sud.
Bienvenue dans l'une des régions de FRANCE où les pharmacies sont dûrement touchées économiquement :
- Trésorerie de 50% des officines dans le rouge
- Augmentation exponentielle du nombre de redressements judiciaires
- Absence de lisibilité quant à l'avenir
- Difficulté pour les jeunes pharmaciens de s'installer
- Difficulté pour les plus anciens de partir décemment
- Banques de moins en moins partenaires
Bienvenue dans une région où un grand nombre de pharmaciens d’officine est irrité, lassé, désabusé.
Nos confrères et leurs équipes s'investissent au quotidien auprès de leurs patients et en attendent un juste retour.
Ils sont toujours à leur écoute lors de crises médiatiques (MEDIATOR, nuage radioactif) pour mieux expliquer et rassurer, inlassablement....
Votre intervention au Salon PHARMAGORA a sonné le glas des vaines promesses ; votre détermination au Ministère de la Santé devrait permettre pour le PLFSS 2012 d’apporter des réponses concrètes aux difficultés de la profession.
Les attentes de la profession sont nombreuses, et les officinaux en difficulté que vous avez rencontrés le Week End dernier demandent urgemment des actes et des actions sur les points névralgiques de l’économie officinale :
- Révision du mode de rémunération des pharmaciens d'officine (plus de rémunération à l'acte et moins à la boîte) selon conclusions du rapport IGAS,
- Une politique du médicament établie sur 5 ans et non pas au coup par coup à chaque PLFSS.
- Une implication du gouvernement auprès des banques afin qu'elles assouplissent leurs positions.
- La création d'un fond permettant aux pharmaciens, en accord avec la profession, de pouvoir partir à la retraite dignement.
- La création d'un « couloir de prix » pour les médicaments non remboursables (à l'image des livres) afin d'éviter les distorsions de prix entre officines.
- La fin de la loi LME pour les officines (article sur les délais de paiement).
Si rien n'est fait suite au rapport IGAS, le risque est grand d’une déstabilisation irréversible du réseau officinal Français unique en Europe.
En vous remerciant d'être à l’écoute de la profession, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur Le Ministre, l'expression de notre très haute considération,
Mis à jour (Mercredi, 18 Mai 2011 15:15)
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